Contexte du projet à Bethléem

Le projet Makan El Tawasol (« espace-liens » en arabe) s’inscrit dans le contexte sociopolitique du conflit israélo-palestinien. La Palestine est un territoire occupé par Israël depuis 1967, en proie à une crise humanitaire et un conflit prolongés.

On dénombre actuellement plus de 4,5 millions d’habitants dans les territoires palestiniens dont 2,7 millions en Cisjordanie (y compris à Jérusalem-Est).

La situation économique est très fragile et une grande partie de la population vit à crédit. Le taux de croissance de l’année 2014 est en fort ralentissement par rapport aux années précédentes.

Depuis 2002, le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie entrave la mobilité des Palestiniens et complexifie leurs déplacements[3].

Malgré les efforts fournis par le Ministère de la Santé et d’autres organismes privés, la situation sanitaire, tributaire de la situation sociopolitique, décline fortement depuis 2011 : augmentation de personnes en état de choc psychologique, troubles du sommeil, troubles de l’appétit, dépressions graves à sévères chez les veuves.

Ce sont 210 000 palestiniens[4] qui vivent dans le gouvernorat de Bethléem avec 17 zones résidentielles se trouvant dans la zone C sous contrôle direct d’Israël. Depuis 2009, les autorités israéliennes ont détruit 118 structures palestiniennes en zone C au sein du gouvernorat de Bethléem, déplaçant plus de 170 000 personnes. 56km de barrières se situent dans ce gouvernorat dont 42% sont déjà finalisées et 20% toujours en construction.

C’est dans ce contexte que l’Association « Espace-Liens » Palestine met en œuvre depuis 2014 son projet Makan ElTawasol afin de rompre l’isolement social, de renforcer les liens parents-enfants et d’apporter des outils pour accompagner le développement des enfants et adolescents.



[1]Bureau central palestinien des statistiques (http://www.pcbs.gov.ps/site/881/default.aspx#Population, consulté le 7 Juin 2015) et Ministère palestinien de la santé, Healthannual report, Palestine 2013 [Rapport annuel sur la santé] (http://www.moh.ps/attach/704.pdf, consulté le 7 Juin 2015)

[2] UNRWA, « Where we work » (www.unrwa.org/where-we-work/, consulté le 7 Juin 2015)

[3]OMS, A68/INF./5, Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé, 15 mai 2015, p9, §9.6

[4]Selon les données d’OCHA de Janvier 2015

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